B comme Bénévole : Franck Nouts
Ce sont eux qui font vivre et grandir l’Union Bordeaux Métropole. Eux, les bénévoles qui s’engagent pour UBM. Dans cette nouvelle rubrique, nous avons eu envie de leur donner la parole.
Agent de la CUB depuis 1990 au service signalisation, Franck Nouts travaille aujourd’hui à Bordeaux Métropole, au Pôle Territorial Rive Droite, au service maitrise d’œuvre, en tant que surveillant de travaux depuis 2016. Il est président de la section montagne depuis 10 ans.
Comment avez-vous connu UBM et depuis quand êtes-vous adhérent ?
J’étais adhérent de l’ASCUB depuis fin 1990. J’ai commencé par faire des sorties canyoning. J’ai ensuite intégré la section montagne en 2005. J’ai attaqué par la traversée des Pyrénées. J’ai pris la présidence de la section en 2015. Quand UBM est devenue l’association unique des agents, j’ai quitté BMSL (ex-ASCUB) et j’ai rejoint UBM, parce que c’était plus structuré et parce que l’association étant subventionnée, le coût de l’activité était moindre pour les adhérents.
Qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir bénévole à UBM ?
Ce qui m’a donné envie de rentrer au bureau, c’est de pouvoir participer à l’organisation des sorties, de rendre service. Et j’ai pris la présidence pour ne pas que la section s’arrête ! Quand l’ex-président a cessé ses fonctions, il n’y avait personne d’autre pour prendre le relais, la seule façon de maintenir la section montagne c’était de me porter candidat.
Quelle était votre motivation en vous engageant ?
Il s’agissait de faire perdurer la section, dans la continuité de l’ancien bureau.
Qu’y avez-vous trouvé (bénéfices et obstacles) ?
C’est grâce à la section montagne que j’ai découvert les Pyrénées et les Alpes, la montagne en général. J’allais en montagne mais je n’y faisais pas de randonnée. J’ai découvert la randonnée en montagne avec la section. Comme je pratique la course à pied faire de la randonnée m’a amené à faire des trails. Devenir bénévole m’a permis de découvrir une activité sportive. Et pour moi qui étais timide, ça m’a permis de m’ouvrir. Le fait d’organiser m’oblige à prendre des initiatives et à aller au contact, à avoir un esprit de groupe.
C’est une belle expérience en termes d’organisation. Les anciens du bureau, qui sont à l’origine de la section montagne, gèrent le programme des randonnées parce que je ne connais pas assez bien la montagne. Moi je participe au choix des dates et je gère la logistique, les réservations, la comptabilité avec Katia, la recherche d’hébergements. Nous sommes très attentifs à ce que ça reste abordable financièrement pour tous les adhérents.
En termes d’obstacles, l’exigence des gens. Les gens sont des consommateurs, ils ont tendance à prendre la section pour une agence de voyages, qui offre des services à la carte. Sans mesurer le travail bénévole qu’il y a derrière. C’est le gros souci actuel, sans compter que par ailleurs plus personne ne s’investit. Je ne sais pas expliquer pourquoi. Certaines personnes ne viennent que pour l’hiver. On avait mis en place une régulation pour ne pas avoir trop de monde. Quand on est passé à UBM, on est passé de 30 à 70 personnes ce qui nous a amené à limiter le nombre de personnes à 25 par sortie, pour des raisons logistiques. Ça arrive rarement.
L’anecdote qui vous a marqué en tant que bénévole ?
On était partis faire une sortie itinérante dans le massif des Posets, dans les Pyrénées espagnoles, de l’autre côté du tunnel de Bielsa. On dormait en cabane, à quatre par cabane. Une collègue avec qui je partageais la cabane a été réveillée dans la nuit par le bruit d’une souris qui s’était introduite dans la cabane et elle a passé la nuit à crier pour que je tue la souris.
L’autre anecdote c’est un collègue qu’on avait oublié dans la tente, au camping, à Gavarnie. On avait commencé à marcher quand on s’est aperçu qu’il manquait quelqu’un à l’appel. On est repartis au camping le chercher. Il n’était pas inquiet parce qu’il était fatigué : il nous avait entendu partir mais ne s’était pas manifesté.
Prêt à vous ré-engager ? Pourquoi ?
En tant que bénévole oui, mais pas en tant que président. Au bout de 10 ans, j’ai fait ma part et j’ai envie de passer la main. Et puis il y a l’âge qui fait que j’ai envie de passer à autre chose, de m’occuper un peu de moi. En revanche, je souhaite rester au bureau pour passer la main et accompagner.
Il y a une très bonne équipe derrière, celui ou celle qui prendra la suite ne sera pas seul(e). Mais l’équipe est vieillissante : la moyenne d’âge c’est quarante ans. Si personne ne se présente l’année prochaine, la section risque de s’arrêter. C’était ma dernière année cette année.
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